Où en est-on sur la chirurgie laser de l'oeil ?

2018-2019 : où en est-on sur la chirurgie laser de l'œil ?

le 26 juin 2018 - par adminMarie

C’est au cours des années 80 que l’on voit apparaître la chirurgie laser de l’œil. Véritable révolution à l’époque, le laser Excimer servait, avant tout, pour la chirurgie réfractive. Le chirurgien ophtalmologiste opérait alors seulement la myopie et l’hypermétropie.

Aujourd’hui, avec les progrès de la chirurgie laser de l’œil, ce n’est plus seulement la myopie et l’hypermétropie, mais aussi l’astigmatisme et la presbytie qui peuvent être traités. Les lasers sont plus performants, plus rapides, permettent d’optimiser l’espace de travail des chirurgiens et d’offrir une meilleure précision. Le laser au gaz argon n’est, désormais, plus utilisé que pour le traitement d’affections de la rétine. Les technologies laser sont en constante évolution permettant la correction de défauts visuels toujours plus importants.

 

Des techniques de plus en plus perfectionnées

Dans la fin des années 70, le docteur Sviatoslav Fiodorov réalise les premières kératotomies radiaires sur les myopes uniquement. Ce chirurgien ophtalmologiste russe fait alors des incisions cornéennes en forme d’étoile, laissant la partie centrale de la cornée intacte. Réalisées manuellement, ces incisions devaient être suffisamment profondes pour avoir une efficacité optimale. Plus la myopie était élevée, plus le chirurgien devait augmenter le nombre d’incisions et les rapprocher du centre de la cornée. Le but était d’aplatir la cornée et corriger la myopie. Cette technique, très utilisée dans les années 80, fut totalement abandonnée au cours des années 90 et remplacée par des chirurgies laser de l’œil avec les techniques LASIK et PKR.

La photokératectomie réfractive ou PKR est la première chirurgie de l’œil utilisant le laser excimère. Après avoir retiré l’épithélium, cette technique vise à façonner les couches antérieures de la cornée. Le chirurgien a donc accès au stroma et peut, ainsi, l’enlever avec le laser. Cette technique permet de réaliser une ablation centrale ou périphérique et donc de traiter myopie et hypermétropie.

Dans les années 90, cette technique nécessitait l’ablation de l’épithélium, qui repoussait alors en trois jours. Le patient ressentait donc une gêne, comme une sensation de sable dans les yeux. Mais, avec les progrès de ces 30 dernières années, la convalescence n’est désormais plus aussi désagréable. Là où, en 1990, l’épithélium était tout simplement ôtée, il ne s’agit plus, aujourd’hui, que de la soulever. Elle est ensuite replacée, rendant la cicatrisation moins longue.

La technique LASIK, quant à elle, consiste à réaliser une fine incision dans l’épaisseur de la cornée. Le chirurgien ophtalmologiste, à l’aide d’un laser, effectue un remodelage de la courbure cornéenne en profondeur. Cette nouvelle technique, apparue dans les années 90, permet alors de corriger la presbytie et l’astigmatisme en plus de la myopie et de l’hypermétropie.

En 2018, c’est donc toute une génération qui continue de se faire opérer de l’œil avec des techniques vieilles de 30 ans et qui ont su, aux fils des ans, faire leur preuve. Ce sont désormais les machines qui, elles, continuent de se perfectionner d’année en année. Elles permettent ainsi de traiter des troubles de la vision toujours plus complexes comme la rétinopathie diabétique ou encore la DMLA.

La performance laser : précision, rapidité, confort

Aujourd’hui, avec les nouveaux lasers, il est devenu beaucoup plus facile d’opérer un patient d’un défaut de vision. Les machines offrent désormais une ergonomie opératoire plus importante au chirurgien, mais aussi au patient. En effet, les laser Femtoseconde FS200 et excimer EX500, les plus efficaces du marché, sont ainsi reliés physiquement par un lit pivotant permettant d’apporter un traitement personnalisé au patient.


Avec les évolutions du numérique, les lasers fonctionnent désormais en réseau et « communiquent » entre eux. Avec un seul point d’entrée des données, les erreurs de saisie sont minimisées. Les diagnostics deviennent de plus en plus faciles. Le patient obtient alors un traitement adapté à ses besoins. La correction devient plus précise et rapide.


Une opération de chirurgie laser des yeux durait environ une heure il y a 30 ans. Maintenant, on ne parle plus que d’une petite dizaine de minutes en comptant le paramétrage des lasers. Avec un temps de traitement par chirurgie laser plus court, la déshydratation de la cornée est désormais réduite. On maximise ainsi le confort des patients tout en y gagnant en efficacité.


Les lasers d’aujourd’hui sont tellement développés qu’un système d’eyetracker permet de détecter la pupille, et donc de suivre avec précision les mouvements de l’œil. Même les micros mouvements de l’œil peuvent être détectés, réduisant ainsi les risques de décentrement ou d’irrégularité de traitement.


Enfin, avec la technologie laser d’aujourd’hui, il devient plus facile d’opérer sur de petites zones. Il y a 30 ans, l’épithélium était retiré dans sa quasi-intégralité. Aujourd’hui, seul 9 mm peuvent être ôté. Seul l’épithélium de la région centrale de la cornée est enlevé. Cela permet de réduire considérablement la cicatrisation post-opératoire.


Avec ce gain en précision et en efficacité, en 30 ans de chirurgie laser de l’œil, les chirurgiens ont vite pu opérer les différents défauts de visions. Myopes, astigmates, hypermétropes ou même presbytes quasiment tout le monde peut, aujourd’hui, avoir recours à ce type d’intervention. De quoi encourager bon nombre de personnes à franchir le pas de la chirurgie laser des yeux.